Le TGV

Le Théâtre des Grands Vents (TGV) est une compagnie de théâtre de création à but non lucratif fondée à Matane en 2009 et reconnue comme entreprise d’économie sociale. Le mandat de la compagnie est de créer, produire et promouvoir des événements théâtraux et multidisciplinaires professionnels, et de participer au développement culturel, touristique et socio-économique de la région. Notre mandat se veut large et inclusif afin de refléter notre réalité régionale.

Nous valorisons le décloisonnement des genres et des disciplines. Nous en reconnaissons un effet positif direct sur notre communauté, sur le développement de nos publics, sur le travail et la démarche de nos collaborateurs, sur la qualité de nos créations ainsi que sur le rayonnement de notre organisme.

Directeur général : Frédéric Boivin
Conseil d’administration : Nathalie Bernier, Frédéric Boivin, Jérôme Forget, Olivier Garot, André Harvey, Lisa Ann Jungemann.

Les créations du TGV depuis sa fondation

Les bas du fleuve – Mylène Fortin et Frédéric Boivin
Série de comédies dramatiques qui s’inspirent librement du patrimoine culturel matanais et du concept freudien de « traces mnésiques ». En avril 2009, une lecture publique de la comédie Back on track baby Lou est présentée. La pièce est produite à l’été 2010. En mars 2011, le TGV présente la lecture publique de la comédie Bad lucké Luc, la pièce est produite à l’été suivant. La troisième comédie de la série, Cap sur Miss Matane, est présentée à l’été 2015.

Les cabarets de saison – direction artistique de Frédéric Boivin
Depuis 2011, le TGV orchestre des soirées multidisciplinaires sont l’occasion de révéler des artistes locaux, créer des ponts entre artistes établis et artistes de la relève, créer de nouvelles collaborations, développer de nouveau projets, permettre une activité culturelle sur toute l’année, élargir et développer les horizons, les mentalités, les pratiques, tant chez le spectateur que chez l’artiste. Ainsi, le dix-neuvième cabaret était présenté en septembre 2016 dans le cadre de l’événement PHOS. Dans une formule adaptée, et grâce au programme de médiation de la Ville de Matane, l’organisme a réalisé deux cabarets pour la polyvalente de Matane en intégrant des jeunes au spectacle et au processus de création (chant, danse, jonglerie, trottinette, BMX, équipe technique).

La Soirée des Doublures – direction artistique de Jean-Guy Dupéré
Doublage de films en direct, avec bruiteur
La Soirée des Doublures IV a été présentée à Matane aux journées de la culture 2013, ainsi qu’à Trois-Pistoles (17e édition du festival de contes Le rendez-vous des Grandes gueules). La Soirée des Doublures V fut présentée à Matane, à l’édition PHOS 2014.

Au printemps 2011, le TGV amorce le développement de deux projets majeurs autour des thèmes du traumatisme, de la reconnaissance et du positionnement, Chaos et cohérence (Vacarme des solitudes) et Les 33 jours du corbeau.

Chaos et Cohérence – Frédéric Boivin, Patrick Lauzon, Pierre-André Bujold, Michel Savard, Pablo Diconca, Nathalie Bernier, Ivana Milicevik, Ève Duranceau, Diane Lajoie
Série de huit résidences d’artistes qui ont permis la création de huit solos, autobiographiques mais dramatisés, présentés dans le cadre des cabarets de saisons, sur une période de deux ans.

Vacarme des Solitudes – Frédéric Boivin, Nathalie Bernier, Pierre-André Bujold et Lisa Ann Jungemann.
Suite de Chaos et cohérence, la pièce est présentée en juin 2016, à la Salle Lucien-Bellemare du Cégep de Matane. Dans le processus de création des solos, l’artiste se retrouve au cœur de son discours. Le récit d’expériences de vies, racontées ou bougées par les solistes, révèle une série de blessures et de « patterns » psychologiques et émotifs. Une ligne dramatique se trace, s’impose. Puis, les souvenirs sont modifiés, condensés, théâtralisés. Des situations et des personnages apparaissent dans un espace théâtral situé à mi-chemin entre la fiction et la réalité, le témoignage et la performance. Vacarme des solitudes est une œuvre percutante sans artifice. La proximité du spectateur, la sobriété dans l’espace et le mouvement, de même que le caractère autobiographique des textes consacrent aux spectateurs une sensibilité intime à l’effort, aux corps, aux souffles, aux mots et aux voix des performeurs.

Les 33 jours du corbeau Jean-François Boily et Frédéric Boivin
Les 11 jours du singe est présenté en exercice public en 2012; la lecture publique de Les 33 jours du corbeau est donnée en 2013; une résidence de création, en partenariat avec Kaméléart et le Cégep de Matane, permet de présenter, en 2015, une première version de la pièce. À bien des égards, Les 33 jours du Corbeau est la plus importante création du TGV. La pièce présente la relation d’une chercheuse avec un patient qui s’engage volontairement dans une thérapie-choc expérimentale fermée de trente-trois jours. L’homme dépressif y est traité pour un syndrome de choc post-traumatique lié au suicide de son ami. Le patient est invité à parler de ses peurs, de ses problèmes conjugaux, de sa consommation de pornographie, de ses colères intenses et, surtout, de ses cauchemars récurrents. La pièce aborde plusieurs thèmes contemporains : vie de couple et refus de l’engagement; suicide; culte de la performance; pornographie; médicalisation et médication à outrance. Plus profondément, à travers tous ces thèmes, on voit apparaître la mort inéluctable et la peur qu’elle nous inspire.

Territoires, collectif Fracture (Frédéric Boivin, Julien Desgens, Jérôme Forget et Steve Verreault)
Le collectif recevait en 2016 une bourse du CALQ en recherche et création ainsi qu’une commande d’œuvre de PHOS pour la création et la présentation de Territoires, une performance audiovisuelle en direct qui explore les dynamiques de tension et de rupture entre l’individu et l’environnement dans lequel il évolue. À partir d’éléments en interaction constante les uns avec les autres (échantillons sonores et vidéos, manipulation d’objets en direct, monologues, séquences chorégraphiques), les artistes tracent des paysages poétiques intriqués dans lesquels résonnent des problématiques régionales actuelles.

Les secrets d’Antigone – Marc Tremblay et Frédéric Boivin (projet en développement)
À partir du moment où des situations conduisent à la transgression, les conventions morales éclatent et bousculent l’ordre des choses. Par une adaptation libre de l’Antigone de Sophocle, nous voulons explorer les réalités cachées qui marquent les collectivités humaines et les individus qui les composent, notamment les noyaux familiaux et les communautés villageoises. Nous voulons mettre en évidence les répercussions de la transgression des interdits (parricide, inceste, fratricide, suicide, corps sans sépulture).

Depuis trois ans, dans le cadre des Cabarets de saisons, nous avons réalisé une série d’exercices publics de courte durée (max. 10 min.) qui présentaient différents personnages en leur appliquant des traitements scéniques et multimédias:

  • Les Sept contre Thèbes selon Eschyle, avec sons électroniques spatialisés
  • Antigone et Créon, selon Sophocle, avec choeur et installation vidéo
  • Le Messager, selon Sophocle, avec installation scénique et voix amplifiée
  • Tirésias, selon Brecht, avec bruitage en direct
  • Antigone – la marche funèbre, avec ensemble instrumental

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